Les ménages Français touchés par la hausse des tarifs d’achats du gaz

En effet, l’année passée, l’ensemble des économies mondiales a dû faire face à un crise sanitaire liée au virus du Covid-19. C’est pourquoi lors de la reprise des économies, les prix des différents marchés, dont celui du gaz, ont été impactés.


D’autre facteurs expliquent l’augmentation des tarifs du gaz, tel que les prix quotas d’émission de CO2 qui ont bondit, ce qui fait progresser la consommation de gaz pour la production d’électricité au détriment du charbon. Il faut prendre en compte également la durée plus longue de la saison hivernale qui fait augmenter la consommation de +15%. Il est vrai que la France importe 99% de sa consommation de gaz, elle produit uniquement 1%.

Au 1er septembre, la Commission de Régularisation de l’Energie (CRE) annonçait une hausse de 8,7% des prix HT du gaz domestique. On avait déjà observé une hausse en juillet de 10% et une de 9% en août.

Ces augmentations de tarification ont un impact assez considérable sur le pouvoir d’achats des ménages Français. En effet, un ménage qui devait payer 1030 € va se retrouver à payer 1400€. En réalité, la facture annuelle de gaz a augmenté de 30% en un trimestre, alors que les tarifs réglementaires ont eu bondi de plus de 50% en moins d’une année.

C’est pourquoi le 20 septembre dernier, le Premier Ministre Jean CASTEX, a décidé de prendre la parole et d'annoncer aux ménages Français le gel des tarifs du gaz jusqu’en avril 2022. Mais également la remise d’un chèque énergie supplémentaire d’une valeur de 100€ pour 6 Millions de ménages aux revenus plus modestes. À savoir que 5 Millions de français sont consommateur de gaz.

Selon les experts, une forte baisse devrait avoir lieu au printemps. Cette chute de tarification sera plus lente, car nous lissons la hausse avec le gel des tarifs sur la durée selon Jean CASTEX. Il est important de savoir également que la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) est en charge des calculs de la tarification du gaz. Ces calculs se basent sur les coûts d’approvisionnement, les coûts de transport, de stockage et de commercialisation du gaz.

À savoir que le coût d’approvisionnement couvre l’achat du gaz naturel auprès des producteurs et prennent également en compte les extractions des gisements et le transport jusqu’aux frontières, ce qui n’est pas négligeable.

Par ailleurs, cette hausse a également un lien avec des facteurs structurels et conjoncturels. En effet, à l’approche de l’hiver, les stockages français doivent être remplis. De plus, la demande asiatique en GNL est très élevée depuis plusieurs mois, ce qui limite les arrivées de méthaniers en France. Enfin, la Norvège et la Russie sont les principaux fournisseurs de gaz naturel en France et de l’Europe, mais ils ne sont pas en mesure d’augmenter leurs exportations pour répondre à la demande.

Dans ce climat de tension d’approvisionnement, l’indépendance énergétique est primordiale. Le biogaz offre une énergie bas carbone, nationale et des externalités positives qui ne sont pas négligeables, sur le climat, l’agriculture, et les territoires.




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